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🌺 Quand les âmes chuchotent : honorer nos racines plutôt que nos peurs

  • Photo du rédacteur: Nathanaelle
    Nathanaelle
  • 10 nov. 2025
  • 3 min de lecture

Entre mer et brume, tambour et harpe, je découvre que nos traditions ne s’opposent pas — elles se répondent.

Ce texte est une offrande à nos ancêtres, à la lumière qu’ils laissent derrière eux et à la paix qu’ils nous soufflent encore. 





Il y a des soirs où la lumière semble se retirer du monde.

Le jour s’éteint plus tôt, les sons se font plus doux,

et l’air porte quelque chose d’indéfinissable, comme un murmure ancien.


En Martinique, à cette période, les bougies s’allument sur les tombes,

la nuit devient prière et les cœurs se souviennent.

C’est la Toussaint.



Mais pour d’autres, ailleurs, on l’appelle Samain.

Deux noms, une même essence : honorer la mémoire des vivants et des morts.

Une découverte inattendue


Je ne connaissais presque rien de ma mère nantaise.

Ni ses paysages, ni ses coutumes, ni les mots qui berçaient son enfance.

Et puis, un jour, au détour d’une conversation avec une cliente bretonne,

j’ai reçu une leçon d’histoire et de cœur.

Elle m’a parlé de la Bretagne, de ses pierres levées, de ses légendes,

de cette période où le voile entre les mondes s’affine — la Samain,

où l’on remerciait les ancêtres avant d’entrer dans la saison sombre.

Ses mots m’ont touchée comme une évidence :

moi qui avais toujours senti un lien fort avec la nature, les symboles et le sacré,

je découvrais que cette sensibilité coulait aussi dans mes veines.

J’avais reconnu, sans le savoir, l’écho celtique de mon propre silence.

Nos traditions se répondent.




Chez nous, aux Antilles, la Toussaint n’a rien de macabre.

Elle est lumière, flamme, musique douce entre les tombes fleuries.

On y parle bas, on y marche lentement, on y pense à ceux qui nous ont précédés

avec gratitude plutôt qu’avec peur.


Dans ces gestes simples, il y a la même sagesse que dans les anciens rites celtes :

rendre hommage au cycle de la vie,

accepter la mort comme un passage,

et se souvenir que l’amour est un feu que rien n’éteint.


Alors que certains célèbrent la peur, le déguisement, l’ombre,

nos cultures — qu’elles soient celtes ou caribéennes —

nous invitent à faire exactement l’inverse :

allumer des bougies, non pour chasser les esprits,

mais pour leur rappeler qu’ils sont encore aimés.

Une réconciliation intérieure


J’ai longtemps cru que mes racines étaient séparées.

L’une tournée vers la mer chaude et le soleil,

l’autre vers les landes humides et les brumes du Nord.

Et pourtant, au fond, elles racontent la même histoire :

celle des peuples qui regardent le ciel en silence

et se demandent où vont leurs morts,

celle des femmes qui gardent les traditions,

qui allument le feu et prient à voix basse pour leurs enfants.


Je crois que c’est là, dans cet entre-deux, que je trouve ma place :

entre le tambour et la harpe,

entre la mer et la lande,

entre la chair et l’esprit.

Et c’est sans doute ça, honorer ses racines :

ne plus choisir entre elles,

mais les laisser respirer ensemble.


Ce soir, allumez une bougie.

Installez-vous en silence quelques minutes.

Respirez lentement.


Pensez à une femme de votre lignée — mère, grand-mère, tante, amie —

et dites-lui intérieurement :


“Je me souviens. Merci d’avoir marché avant moi.”


Sentez cette gratitude descendre dans votre corps.

Ce feu, c’est la mémoire qui devient lumière.


En apaisant nos peurs, nous rallumons la lumière de ceux qui nous ont précédés.

────

Par Nathanaëlle – Beautés Zen

Coach Xpert Pleine Confiance Massages, Rituels & Régulation du système nerveux en Martinique


Et si vous ressentiez l’appel d’un rituel de saison,

je serais honorée de vous accompagner.



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